Obtenir un front lisse et avoir les sourcils un peu plus relevés est une demande actuellement très fréquente mais dont les conditions chirurgicales ont été profondément modifiées à cause des possibilités d'utiliser du botox à pour se débarrasser des rites frontal et des rides intersourcilaires. Néanmoins il reste des indications chirurgicales qui sont assez précises et qui peuvent être demandées par des patients pour lequel le traitement au botox constitue une écharge trop lourde ou n'est pas suffisamment efficace. de
Le lifting du sourcil (ou brow lift) est une intervention qui a radicalement évolué, passant de techniques rudimentaires et invasives à des approches de haute précision.
Voici l'historique de cette pratique, ses pères fondateurs et sa place actuelle dans la chirurgie esthétique.
1. Historique : Qui a décrit le premier lifting ?
Contrairement à la rhinoplastie, qui remonte à l'Antiquité, le lifting du front et des sourcils est une invention moderne du XXe siècle.
Le pionnier (1910) : Erich Lexer. Ce chirurgien allemand est largement crédité pour avoir publié la première discussion médicale sur le lifting frontal. À l'époque, il s'agissait de retirer des bandes de peau au niveau de la racine des cheveux pour "tirer" le haut du visage.
La première technique coronale (1926) : Hunt. C'est lui qui a décrit l'incision "coronale" (d'une oreille à l'autre), passant dans les cheveux. Cependant, ses résultats étaient limités car il ne décollait pas les tissus profonds.
L'approche directe (1919) : Passot. Le chirurgien français Raymond Passot a décrit une technique d'excision cutanée directement au-dessus du sourcil. Bien qu'efficace pour remonter le regard, elle laissait des cicatrices visibles, ce qui a poussé la recherche vers des méthodes plus discrètes.
Le tournant anatomique (Années 70-80) : Des chirurgiens comme Tessier ont révolutionné l'approche en comprenant qu'il ne fallait pas seulement tirer la peau, mais aussi agir sur les muscles (comme le muscle frontal et les muscles fronceurs) pour un résultat durable.
2. L'évolution vers les techniques actuelles
Aujourd'hui, on ne cherche plus le look "figé" ou "étonné" des années 80. Les techniques se sont diversifiées pour s'adapter à chaque anatomie :
Le Lifting Endoscopique (Années 90) : Introduit par Nicanor Isse en 1994, c'est la révolution moderne. Via de petites incisions cachées dans les cheveux et l'utilisation d'une micro-caméra, on remonte les tissus sans grande cicatrice. C'est la méthode de référence actuelle.
Le Lifting Temporal (ou "Mannequin Lift") : Très populaire en 2025/2026, il se concentre uniquement sur la queue du sourcil pour étirer le regard de façon latérale (effet fox eyes).
Le Lifting Médian (Mid-brow) : Utilisé chez les patients plus âgés avec des rides frontales profondes, permettant de cacher la cicatrice dans un pli naturel.
3. Statistiques et satisfaction actuelle
Le lifting du sourcil connaît un regain d'intérêt massif, porté par la tendance des visages "reposés" et l'influence des réseaux sociaux.
Taux de satisfaction
Les études cliniques récentes (notamment celles publiées dans l'ASJ) montrent des taux de satisfaction particulièrement élevés :
Satisfaction globale : Environ 93% à 95% des patients se disent satisfaits des résultats à un an.
Durabilité : Bien que le visage continue de vieillir, les patients estiment paraître 5 à 8 ans plus jeunes durablement.
Recommandation : Plus de 90% des patients recommanderaient l'intervention à un proche.
Tendances 2024-2026
Demande en hausse : Selon l'American Academy of Facial Plastic Surgery, la demande a bondi de plus de 15% ces deux dernières années.
L'effet "Zoom" : La visioconférence a rendu les gens plus conscients de la chute de leurs sourcils (ptosis) et de l'air fatigué qu'elle projette.
Complications en baisse : Grâce à l'endoscopie, les pertes de sensibilité du cuir chevelu (très fréquentes avec l'ancienne méthode coronale) sont passées de près de 50% à moins de 5% des cas.
Conclusion
On doit rajouter à ces possibilités thérapeutiques la possibilité de relever le sourcil en enlevant un petit peu de peau juste à la surface du bord portant les poils des sourcils; Mais la cicatrice résiduelle peut poser un problème de visibilité. une alternative est alors de faire une épilation électrique et de redessiner les sourcils plus haut. mais cette dernière manœuvre ne permet pas de déplisser la paupière supérieure car un des buts du listing du sourcil est aussi de déplisser l'excédent de peau de la paupière supérieure .
Souhaitez-vous que je vous détaille les différences entre un lifting du sourcil et une blépharoplastie (chirurgie des paupières) pour savoir laquelle serait la plus adaptée à un regard fatigué ?